Le Sutra de VIMALAKIRTI
Le Sutra de VIMALAKIRTI
VIMALAKIRTI-NIRDESHA-SÛTRA
Le jeune noble
Montagne de Joyaux se tenait devant le Bouddha, et de ces strophes lui rendit
hommage :
- « Vos yeux sont purs, effilés et vastes
comme des Lotus bleu ;
Votre esprit est
pur ;
Il a traversé tous
les recueillements.
Vous avez accumulés
de pures actions pendant si longtemps qu’elles sont dites démesurées.
Vous guidez la foule
vers la Paix, et pour cela je vous rends hommage !
Souverain dont la
force mystique dépasse la foule des êtres animés, vous puisez toujours dans le
trésor des richesses mystiques pour les prodiguer à chacun.
Expert à distinguer
les caractères de chaque phénomène, vous ne déviez jamais de la Vérité absolue.
De toute chose vous
avez gagné la maîtrise, et je ne puis que m’incliner devant vous, ô Souverain
du Dharma !
Vous enseignez que
les phénomènes ne sont ni existants ni inexistants, qu’ils se produisent tous à
partir de certaines causes et dans certaines circonstances ;
Qu’il n’y a pas de
« moi », pas de karma, et pas d’entité qui en subisse les effets,
mais que les actes bons et les actes mauvais ne se perdent pas pour autant.
D’abord, sous l’arbre
de l’Eveil, vous avez eu la force de vaincre Mâra, puis vous avez atteint
l’Extinction, cette ambroisie, en vous éveillant dans un Eveil parfait.
Vous n’avez plus de
pensées discriminantes, vous n’éprouvez plus de sensations, mais vous défaites
et soumettez toutes les voies extérieures.
A trois reprises,
vous avez fait tourner la Roue des Enseignements dans notre milliard de mondes,
et cette Roue, dès l’origine, est toujours pure :
- Pour preuve, depuis que les Trois Joyaux
sont apparus dans le monde des hommes et des dieux ont atteint l’Eveil.
Ce Dharma merveilleux
vous permet de sauver tous les êtres :
- Dès qu’ils le reçoivent, ils ne régressent
plus et reste constamment dans la Paix.
Vous nous guérissez
du vieillissement, de la maladie et de la mort, ô Grand Roi des Médecins !
- Il ne nous reste qu’à rendre hommage, ô
Océan du Dharma, à l’infini de vos qualités ;
- Mépris et renon ne vous émeuvent point, vous
êtes comme le Mont Mérou ;
Avec les bons et les
mauvais, vous êtes également bienveillant, et votre activité spirituelle est
égalité à l’image de l’espace.
Qui, devant le plus
précieux des hommes, ne l’écouterait pas avec attention ?
Nous vous rendons
hommage, ô Vénérable des trois mondes !
Sublime
et grand Roi de Vérité, ô Refuge Universel !
L’esprit pur,
contempler le Bouddha, il n’est personne que cela ne comble de joie et chacun
de nous peut voir le Vénéré du monde en face de lui :
- Voilà une qualité exclusive de vos pouvoirs
magiques !
Hommage
à vous dont les dix forces font le grand courage !
Hommage
à vous qui avez atteint l’impavidité !
Hommage à vous qui
demeurez dans les réalités exclusives aux éveillés !
Hommage
à vous Grand Maître et Guide Universel !
Hommage
à vous qui tranchez toute entrave et tout lien !
Hommage
à vous qui avez atteint l’Autre Rive !
Hommage
à vous, Sauveur de tous les mondes !
Hommage à vous qui
avez pour toujours quitté les voies de la naissance et de la mort !
Vous
connaissez toutes les allées et venues des êtres animés ;
Vous
excellez à trouver la liberté en chaque phénomène.
Détaché du monde
comme la fleur de Lotus, vous agissez toujours dans la Paix du Vide.
Faisant corps avec
tout, plus rien ne vous entrave ;
Hommage à vous qui,
comme l’espace, ne reposez sur rien ! »